J.S. BACH - Sonates pour viole et clavecin

C'est dans ses dernières années, à Leipzig, que J.-S. Bach compose les trois sonates pour viole et clavecin obligé. Alors qu'il destine spécifiquement quelques parties des Passions et cantates à la viole de gambe, il nous apparaît que la sonate en Sol Majeur fut d'abord écrite pour deux flûtes et continuo (BWV 1039), Bach l'ayant transcrite par la suite pour viole et clavecin obligé. Du point de vue compositionnel, les deux premières sonates (Sol Majeur et Ré Majeur) sont écrites selon la structure en quatre parties typique de la sonate et utilisent des formes telles que la fugue et la sicilienne, cependant que la sonate en Sol Mineur intègre des éléments propres au concerto grosso, plus modernes. Dans ces pièces, les deux mains du claveciniste et la viole sont d'égale importance, produisant une texture polyphonique à trois parties. (+)


Les Trois Maîtres

C'est entre 1686 et 1747 que furent composées, par les deux violistes virtuoses Marin Marais et Antoine Forqueray, les plus belles pages de musique pour la viole de gambe. Marais fut le premier violiste à obtenir un poste de Musicien du Roi à la Cour de Louis XIV. Son oeuvre, colorée par la musique de luth, délicate et mesurée est très différente de celle de son rival Forqueray le Père, ayant développé pour la viole une technique virtuose inspirée du violon. C'est chez Couperin que nous trouvons les pièces de viole les plus ciselées, les plus denses, aux ornements complexes imitant la voix. (+)


'La Viole d'harmonie'

La technique de jeu en accords à la viole de gambe était répandue dans toute l'Europe, on en trouve des exemples à toute époque et dans tous les pays où la viole pouvait être entendue. C'est particulièrement à la Renaissance en Angleterre que de nombreux compositeurs, inspirés par les chansons accompagnées au luth ainsi que par le répertoire soliste de cet instrument, commencèrent à écrire des pièces pour viole dans le style polyphonique. Ces pièces donneront naissance à la musique de "Lyra-Viol" notée en tablature. En France aussi, la notation en tablature était très répandue jusqu'à la seconde moitié du 17è siècle, cependant, seul Mr Demachy prit la peine de publier ses Pièces de Viole (1685) en tablature ainsi qu'en notes (sur des portées). Musique de T. Hume, Demachy, Ste Colombe (+)


Musique au Palazzo Barberini

Depuis 1606, mécènes des Arts, soutien à des oratorio et des les Barberini, ont apporté leur opéras, des oeuvres de Musique au Palazzo Barberini musique de chambre. La bonne santé financière de la famille Barberini peut-être attribuée à Maffeo Barberini (1568-1644) qui après avoir presté comme Cardinal à Rome a été élu Pâpe en 1623 sour le nom d'Urbain VIII. Son intérêt marqué pour la littérature et la musique peut être apprécié par le nombre impressionnant de recueils et de compositions qui lui ont été dédiées. C'est son neveu Francesco en particulier qui a soutenu des compositeurs comme Frescobaldi, Mazzocchi et Kapsberger. Les Barberini avaient bien compris à quel point l'art pouvait aussi servir à illustrer leur propre puissance. avec Carlos Mena - counter-tenor (+)


Orpheus' Noble Strings

Orphée et sa lyre : y a-t-il une image plus belle de la puissance de la musique ? orphée pouvait émouvoir aux larmes même les pierres, il sut même apitoyer les portes de la mort. La musique bouleverse le monde, c'est aussi ce dont avaient conscience les compositeurs de la Renaissance anglaise. Bien plus, la musique est l'âme du monde, une force unificatrice. (+)


La Chambre Bleue - „Musique precieuse“ aux salons parisiens

Bleue. La couleur de l'Empirée. La couleur d'Uranie, la muse qui porte le monde dans sa main. Dans le salon bleu de Madame de Rambouillet, les «précieuses» conversaient dans une ambiance d'élégance qui ne connaissait pas de frontières, avec tout le raffinement du XVIIème siècle. Trois musiciennes recréent les couleurs de ces gracieuses précieuses : blotissez-vous dans des sonorités qui tout comme des paroles enrobent la vérité dans des voiles de satin bleu-clair. (+)


« En Suite »

A Versailles, la danse n'est pas un divertissement comme les autres. Quand le Roi danse, c'est son pouvoir sur l'espace et le temps qui est exposé aux yeux de tous. La suite de danses, selon la structure Prélude - Allemande - Courante - Sarabande - Gigue, est la base de l'écriture instrumentale de cette époque en France. Marin Marais et Robert de Visée, tous deux "Musiciens de la Chambre du Roi" virtuoses ont composé de nombreuses oeuvres pour leurs instruments respectifs. C'est le développement de ces danses qui donnera naissance aux "Pièces de caractère", cette nouvelle forme de musique instrumentale où image et musique ne font qu'un. (+)




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